Pourquoi l'islam ?

Pourquoi l'islam ?
Au nom d'Allah l'Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux



Pourquoi l'islam ?





Comment et pourquoi l'homme est-il sur terre ?

Qu'est-ce que L'islam ?



Depuis la nuit des temps et dans tous les lieux, les êtres humains ont pratiqué une forme ou une autre de religion. Certains identifient la religion à son fondateur, comme Zarathoustra, Bouddha, ou le Christ, d'autres l'identifient à son lieu d'origine comme la Judée ou l'Inde. Ces religions, comme la plupart des autres religions moins connues, pratiquent la vénération et l'adoration du surnaturel, des morts des esprits et même des Prophètes (paix et bénédiction de Dieu sur eux).

L'islam est la seule religion qui ne se fonde pas sur le nom de son Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), comme Mohammed, Ibrahim ou Adam, ni sur le lieu de sa révélation, comme l'Arabie, ou ailleurs.

L'islam est un code de conduite basé sur les relations de l'homme avec son Créateur Dieu, qui est aussi le Créateur de tout l'univers et de ce qu'il contient. L'islam est en même temps une mission objective et subjective. Dans le sens que tout au long de la vie, le musulman doit s'astreindre à gérer son existence suivant les droits et les devoirs révélés par Dieu, qu'ils soient d'ordre physique, moral ou spirituel. L'islam guide et incite l'homme à faire le bien et à éviter le mal dans toutes ses actions et paroles, dans sa vie personnelle, familiale et sociale. Il harmonise donc la nature humaine à son environnement. L'homme n'a pas besoin que ce code de conduite soit confiné dans un temple, une église, une synagogue ou une mosquée. Mais il doit en toute circonstance et dans toutes les activités de sa vie pratiquer les enseignements de L'islam pour s'assurer une vie de paix et de tranquillité.


Comment et pourquoi l'homme est-il sur terre ?
Ni vous, ni moi ne devons notre existence à notre volonté. Donc le vaste univers et les multiples créatures qu'il contient sont le fait d'un seul et Unique Créateur, avec un ensemble de règles pour chaque espèce et création. Cet Unique Créateur est Dieu.

L'homme, comme les autres êtres et choses de cet univers, est Sa création. L'homme vient directement de la volonté de Dieu, et non pas par un hasard ou par une évolution sur cette planète, la Terre. Il a créé l'homme d'une seule âme, mâle et femelle. Comme le Coran le dit sourate 49,Hujarat verset 13: « Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous connaissiez. Le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et parfaitement Connaisseur . »

Cette existence n'est donc pas une vaine création. Dieu Le Très-Haut a doté Adam le premier homme de l'intelligence et de la volonté pour choisir. Il lui a donné le choix entre le bien et le mal, avec toutes les conséquences liées à ce choix. Le droit chemin est la soumission à la volonté de Dieu et le mauvais chemin est la désobéissance à Dieu.

Dieu a aussi créé Satan, un djinn qu'Il avait élevé au rang des Anges, mais celui-ci fût déchu à cause de sa désobéissance, et de son orgueil. Dieu a aussi créé les Anges, qui Lui sont soumis en toutes circonstances.

Le but de la vie humaine n'est donc pas la désobéissance à Dieu, mais bien la soumission à Dieu et la demande de Son pardon. Tandis que Satan, après avoir désobéit à Dieu, ne Lui demanda qu'un répit.

Donc l'objectif essentiel de cette vie n'est rien d'autre que l'adoration du Seul Créateur, en Lui obéissant physiquement et spirituellement, d'après les enseignements du Coran et de la Sunna . Dieu Le Très-Haut dit dans le Coran Sourate 51,Adh-Dhariyat v.56): « Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils m'adorent » et Sourate 2 Al-Baqarah v.21.: « Ô vous les hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés et ceux qui vous ont précédés, afin d'atteindre la piété. »


Qu'est-ce que L'islam ?
L'islam est ce qui est communément reconnu comme étant la religion pratiquée par les musulmans. L'islam est le code de conduite naturel, comme il a été révélé par Dieu Le Très-Haut à Ses Messagers, depuis Adam jusqu'au dernier d'entre eux, le Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Il naquit à La Mecque en l'an 571 après J.-C. et mourut en 634 après J.-C. L'islam est la dernière révélation de Dieu à l'humanité. L'islam est un mot arabe qui signifie « soumission à Dieu », l'obéissance au code de conduite décidé pour le bien de l'humanité par Dieu et révélé dans Son livre le Coran et dans la Sunna du Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). L'islam est la religion qui assure la paix et la tranquillité dans ce bas monde et dans l'au-delà. Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) est Son Serviteur et Son Messager envoyé sur la terre durant une période de 23 années de révélation avec Son message complet : Le Coran (la parole de Dieu) qu'il pratiqua durant sa vie, ainsi que la conduite et le comportement qui y sont liés et connus comme sa tradition (Sunna).

Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soit sur lui) était un Prophète, un guide, un leader, un administrateur, un époux et un chef de famille sans comparaison. On ne devient pas musulman seulement par naissance, mais par l'observation de ce code de conduite transmit par le Prophète.

L'islam enseigne à l'homme la fraternité humaine sans considération de couleur, de race, de pays ou de condition sociale. Quand vous voyez les musulmans dans la prière, le jeûne, le pèlerinage ou dans l'accomplissement de toutes les choses vertueuses, vous savez que l' Islam est une miséricorde pour le pauvre, le mal guidé ou le démuni et ceci par le libre choix de chacun, pour son propre salut.

Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur le Prophète sur sa famille et ses Compagnons.

Sourate Fussilat. Verset (33) : « Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Dieu, fait bonne oeuvre et dit: "Je suis du nombre des Musulmans? »

Sourate Yusuf. Verset (108) : « Dis: "Voici ma voie, j'appelle les gens à la religion d'Dieu, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Dieu! Et je ne suis point du nombre des polythéistes. »

Sourate Al Imran. Verset : (104) (105) : « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. (105) Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. »

Le Prophète Mohammed (Paix et bénédictions sur lui) a dit : « Transmettez de moi, même un seul verset » (Rapporté par El Bukhari.)

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 11:31
Modifié le vendredi 28 décembre 2007 08:54

L'Islam : la religion universelle

 L’Islam : la religion universelle
Au nom d'Allah, l'Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux



L'Islam : la religion universelle



Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !



Voir : el 'Adl fî Sharî'a el Islam wa laïsa fî e-Dîmuqrâtiya el Maz'ûma de Sheïkh 'Abd el Muhsin el 'Abbâd.



Avec l'avènement de Mohammed (r), l'humanité est sortie des ténèbres dans lesquelles elle était plongée. L'apôtre d'une religion parfaite, il est l'homme par lequel le Seigneur clôt la prophétie et parachève Son Message aux terriens parmi les humains et les Djinns. Ses enseignements s'étendent à tous les recoins de la terre et jusqu'à la fin des temps. Il incombe aux musulmans de se référer et de mettre en pratique la Loi révélée au Sceau des prophètes. Ils ne doivent pas se tourner vers les différentes législations humaines qui en regard de leur caractère déficient ne sont pas en mesure de répondre à tous les problèmes que rencontrent leurs sociétés et par là même de rivaliser avec la Révélation immuable d'Allah. Avec leurs perpétuels ajustements, elles trahissent une imperfection manifeste.



La Loi musulmane est juste et elle prône le summum de la justice ; tout ce qu'elle interdit est nuisible à l'homme. Elle ne néglige aucune forme de droit et englobe à la fois les droits du Seigneur, de la créature et des hommes en général. Depuis plus de quatorze siècles, elle tient compte des droits de l'homme, au cours de sa vie et après sa mort. Elle prend en considération les droits des parents, des enfants, des époux, des voisins, des amis, des riches, des pauvres, et des musulmans en général. Elle prend en compte également les droits des non-musulmans en les conviant à l'Islam et pour les sortir des ténèbres vers la lumière. Il faut notamment avoir un bon comportement envers eux. Elle expose en détail tous les droits de l'héritage et tient compte également des droits de l'animal. À notre époque certes, certains revendiquent avec force les droits de l'homme comme si le sujet était nouveau. Ils se donnent la mission de les défendre, mais ils le font selon leurs propres impulsions en fixant et en abrogeant les lois à leur guise. Ils défendent les droits qu'ils ont envie de défendre. Ce comportement est caractéristique à l'attitude du plus fort envers le plus faible, du puissant envers le dominé. Or, ces droits humains qu'ils codifient sont déficients contrairement à la Législation parfaite et permanente qui émane du Seigneur de l'univers.



La concertation (Shûra) est établie par les textes scripturaires de l'Islam qui s'incarnent dans le Coran, la Sunna (Tradition prophétique) et l'usage des compagnons et des anciens en général. Allah révèle à ce sujet : (Et consulte-les à propos des affaires ),[1] (Ils fondent leur décision sur la concertation ).[2] Les légistes divergent sur la question de savoir si la concertation du Messager d'Allah (r) avec les compagnons fut d'ordre impératif ou simplement indicatif. Ibn Kathîr ne se prononce pas sur le sujet dans son Tafsîr (exégèse), mais ibn Hajar estime dans Fath el Bârî qu'il lui fut recommandé de consulter ses compagnons sur des points où il n'a reçu aucune révélation, mais qu'il n'était pas obligé de se soumettre à leurs avis. Cela concernait le plus souvent le domaine de la guerre.[3] La concertation se situe avant la prise de décision comme l'indique la suite du premier verset précédemment cité : (Mais lorsque tu te décides, alors remets-t' en à Allah). [4] Le chef d'Etat concerte uniquement les responsables soit de l'autorité religieuse soit de l'autorité politique sur des points, comme nous le rappelons, où il n'existe aucun texte. Il n'y a donc aucune comparaison à faire avec le système démocratique[5] que malheureusement bon nombre de musulmans importent d'ailleurs. Celui-ci fonctionne sur l'élection par le peuple d'une chambre des députés qui détiennent la prérogative de légiférer des lois non inspirées de la religion. Par ailleurs, les lois établies par la chambre des députés ont une valeur impérative non indicative.



Il y a deux façons d'élire le souverain dans l'Islam : soit les responsables de l'autorité s'accordent de façon unanime sur le choix du khalife comme ce fut le cas pour Abû Bakr et 'Ali soit le Khalife en place désigne son successeur comme l'a fait Abû Bakr pour 'Umar. Quant à 'Uthmân, il fut élu sur la décision de six têtes pensantes de l'Etat que 'Umar avait désigné. Or, si quelqu'un prend le pouvoir par la force, il devient le chef d'Etat incontestable des musulmans. Une fois le pouvoir en place, il est donc illégitime de se rebeller contre lui. Par contre, dans le système démocratique, le pouvoir s'obtient par la constitution d'un parti politique en faveur duquel les citoyens votent. Après le partage du scrutin, le candidat ayant le plus de voix est désigné président. Or, ce procédé est contraire à l'Islam pour plusieurs raisons :



1- Le système de vote aboutit à la division de la société en partis, alors que l'Islam prône l'unité et bannit la divergence.

2- Dans un système soi-disant démocratique, le pouvoir législatif est aux mains d'une partie du peuple alors que dans l'Islam il appartient exclusivement au Tout-Puissant. il est néanmoins possible d'établir certains codes en vue d'organiser la vie en société dans la mesure où ils ne s'opposent ni au Coran ni à la Sunna.

3- L'accès au pouvoir s'obtient grâce à la majorité des votes mais nous avons vu qu'en Islam seules les personnes compétentes sont à même de faire un choix aussi important qu'est celui de désigner le chef d'Etat.

4- Dans le système démocratique, chaque candidat met tout en ½uvre pour accéder au pouvoir alors que l'islam interdit formellement de solliciter toute responsabilité ; en sachant que le choix d'un responsable est fondé sur sa compétence non sur son envie avide de le devenir ni sur la concurrence acharnée des uns et des autres. les candidats dépensent des sommes énormes pour se faire élire. Comme pour les jeux de hasard, à la fin du vote, il y a des gagnants et des perdants. En outre, les candidats influencent la décision des citoyens à travers des promesses alléchantes.

5- Ce système humain est basé sur la liberté absolue d'expression alors qu'en Islam cette liberté est astreinte aux limites imposées par la dernière des religions.

6- Ce système est basé sur l'égalité absolue entre l'homme et la femme, sans tenir compte des particularités propres à chacun. Bien qu'en Islam, ils soient effectivement égaux dans la plupart des lois, il n'en demeure pas moins des différences cruciales entre les deux sexes dans des domaines tels que l'héritage, l'affranchissement, le témoignage, le prix du sang, la 'Aqîqa (faussement appelé baptême) ; la prière en assemblée est imposée aux hommes indépendamment des femmes et il est permis aux femmes de porter de la soie ou de l'or contrairement aux hommes, etc.

7- L'émancipation de la femme engendre la corruption de la société. La femme autant que l'homme doit se conformer aux enseignements prescrits par la religion musulmane qui lui garantissent une vie heureuse sur terre et le bonheur éternel.



Alors que certains intellectuels occidentaux hommes et femmes se plaignent de la dégradation des m½urs et de la décadence dans leurs sociétés respectives,[6] certains écrivains musulmans font de la mixité, leur cheval de bataille.



La démocratie octroie notamment à la femme de s'ériger à la tête d'un état, alors que l'islam lui interdit strictement l'accès à la moindre responsabilité étatique. Elle n'a même pas le droit de participer à l'élection d'un homme avant de pouvoir elle-même être éligible ! Voici un certain nombre de preuves démontrant que la femme ne peut prétendre à la moindre fonction de responsabilité de l'état avant de pouvoir aspirer à la plus haute :



1- Allah (U) dit : (Nous avons avant toi, uniquement envoyé des hommes parmi les gens des cités à qui Nous avons offert la Révélation),[7] (Les hommes ont l'autorité sur les femmes, pour la prépondérance qu'Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent),[8] (mais les hommes ont un degré au-dessus elles).[9]

2- Selon Abû Bakra, le Prophète (r) a dit : « Un peuple ne sera pas heureux s'il est gouverné par une femme. »[10]

3- La Législation musulmane impose à la femme de se voiler devant les hommes et de ne pas se mélanger à la gent masculine.

4- Il est également interdit à la femme de voyager sans tuteur et de rester seule avec un étranger.

5- Le chef de l'Etat doit en principe présider la prière en assemblée, ce qui est strictement impossible si c'est une femme.

6- Par nature, la femme est émotive et physiquement faible. L'homme plus fort, est capable de mieux endurer la difficulté.

7- Dans l'histoire musulmane, aucune femme n'a jamais tenu les rênes du pouvoir ni même la moindre fonction liée au pouvoir comme celle de juge ou d'émir à la tête d'une localité.[11]

8- Il n'est pas permis à la femme de prendre la haute fonction du pouvoir à l'unanimité des savants musulmans comme le relate notamment ibn Hazm.[12]



À une époque où les valeurs sont inversées, comment un homme peut-il accepter d'inverser les rôles et de se mettre sous l'autorité d'une femme qui se présente devant lui sous ses plus beaux attraits et avec sa boîte de maquillage sur son bureau !



Malheureusement, bon nombre de musulmans à notre époque se détournent de la lumière et du bonheur que leur offre la dernière des religions. Ils se tournent plutôt vers les ténèbres dans lesquels sont plongées les autres civilisations, dans des domaines aussi vastes que la sociologie, la pédagogie, l'éducation, l'économie, et la politique. C'est pourquoi, ils jouent le rôle du dominé et ils ne se seront jamais heureux ni en paix sans revenir vers la lumière de la Révélation. Ils doivent de surcroît s'éloigner des soi-disant réformes que promettent des doctrines telles que la démocratie ou autre...



Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

[1] La famille de 'Imrân ; 159

[2] La concertation ; 38

[3] Voir : Fath el Bârî (13/339).

[4] La famille de 'Imrân ; 159

[5] Le terme démocratie provient du grec dêmos signifiant peuple et kratos signifiant pouvoir ; c'est le pouvoir du peuple et par le peuple. En cela, ce système de gouvernement s'oppose catégoriquement à l'Islam à deux niveaux. Dans le mode d'élection des dirigeants qui en Islam ne revient pas à tout le peuple et dans la législation des lois qui dans l'islam est un droit exclusif au Seigneur de l'univers (sauf concernant les détails du fonctionnement d'une société sur lesquels il n'existe aucun texte scripturaire précis). Ce deuxième principe s'oppose à l'Islam de façon plus cruciale, car il remet en cause le fondement même sur lequel cette religion repose et qui s'incarne dans la Révélation. (N. du T.).

[6] Voir : Les dangers dus à la participation de la femme dans le monde des hommes de Sheïkh ibn Bâz.

[7] Yûsaf ; 109

[8] Les femmes ; 34

[9] La vache ; 228

[10] Rapporté par el Bukhârî (4420, 7099), Ahmed dans son Musnad (20402, 20474, 20477), e-Nasâî (5388), et e-Tirmidhî (2262). L'auteur répond dans un écrit à part à l'allégation disant que ce Hadith est faible (voir : e-Difâ' 'an e-Sahâbî Abû Bakra wa el Istidlâl li man' Wilâyat e-Nisâ 'ala e-Rijâl).

[11] Voir : el Mughnî d'ibn Qudâma qui est mort en 620 de l'Hégire.

[12] Voir : el Fisal (4/179), Sharh e-Sunna d'el Baghawî (10/77), et Adhwa el Baïyân d'e-Shanqîtî (1/55).

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 11:33
Modifié le vendredi 28 décembre 2007 08:56

Personne n'entre au Paradis en dehors du croyant

Personne n’entre au Paradis en dehors du croyant
Au nom d'Allah, l'Infiniment Miséricordieux, le très Miséricordieux

Parmi les plus importantes notions que le Prophète (r) a établies au cours du Pèlerinage d'Adieu, à travers ses brillants discours et ses sermons éloquents, on compte la foi qui occupe une place importante. Celle-ci est la base du bonheur et de la plénitude sur terre et dans l'autre monde. Le Paradis qui est la demeure des plaisirs, des délices, du bien-être et de la joie ne reçoit que les gens de la foi. Pour les non croyants, l'entrée leur est interdite, ils n'en sentiront même pas l'odeur. Ils seront destinés aux flammes de la Géhenne où ils demeureront pour l'éternité.


D'après le Musnad de l'imam Ahmad, qu'Allah lui fasse miséricorde, selon Bichr ibn Suhaym (t) : « Le Messager d'Allah (r) a prononcé un sermon pendant les jours de Tachrîq où il a dit : Personne n'entrera au Paradis en dehors du croyant. »[1]


Il a envoyé plusieurs émissaires parmi les compagnons pour l'annoncer aux gens et l'expliquer afin de se soulager d'une responsabilité auprès d'Allah d'une part, et pour fournir les preuves à l'humanité d'autre part, comme le précise le Musnad où toujours selon Bichr : « Le Messager d'Allah (r) a ordonné d'annoncer haut et fort pendant les jours de Tachrîq : Personne n'entrera au Paradis en dehors du croyant. »[2] Dans certaines versions, il a confié à Bichr ibn Suhaym d'annoncer : « Sachez que personne n'entrera au Paradis en dehors du croyant. »[3]


D'après le Sahîh Muslim, selon Ka'b ibn Malik (y), Le Messager d'Allah (r) l'a envoyé lui et Aws ibn el Hadathân pendant les jours de Tachrîq pour annoncer aux gens : « Personne n'entrera au Paradis en dehors du croyant. »[4] Il avait envoyé 'Ali (y) l'année auparavant à la Mecque, porteur de ce message.


D'après le Musnad, selon Mouharrar ibn Abû Hurayra, selon son père Abû Hurayra : « J'étais avec 'Ali ibn Abi Talib (y) lorsque le Messager d'Allah (r) l'a envoyé aux habitants de la Mecque porteur de la sourate « Barâ'atoune » (Le repentir).

- Qu'annonciez-vous ?

- Nous annoncions : Personne n'entrera au Paradis en dehors du croyant... »[5]

Abû Hurayra a fait remarquer : « Je criais tellement que ma voix s'est enrouée. » C'est-à-dire qu'il s'est enroué et que sa voix s'est éteinte.


Il a aussi confié de faire cette annonce à plusieurs reprises avant cet événement. D'après Sahîh Muslim, le jour de Khaybar, Le Messager d'Allah (r) s'est exclamé : « Ibn el Khattab ! Pars et annonce aux gens que personne n'entrera au Paradis en dehors du croyant. »[6] Il a dit également à Bilal (y) : « Bilal ! Lève-toi et crie aux gens que personne n'entrera au Paradis en dehors du croyant. »[7] Rapporté par Bukhârî et Muslim.


Dans ce sens, les hadiths qui ont pour vocation de donner conseil, de se décharger d'une responsabilité devant Allah, et de fournir les preuves suffisantes à l'humanité, sont nombreux. Ils traitent de l'importance de la foi et de sa valeur. Ils précisent que les délices d'Allah, Sa récompense, et Sa Satisfaction s'accordent uniquement avec la foi. Les croyants sont donc les bénéficiaires des délices, de la récompense et du Paradis éternel.


Les autres, bien qu'ils envient leurs délices, ne peuvent cependant les obtenir, et n'auront aucune part de bien dans l'au-delà. Quiconque ayant obtenu les preuves d'Allah, reçu l'appel des Messagers et qui refuse de les accepter, les dément, ne se soumet pas au Seigneur de l'Univers par orgueil, ou se détourne, n'aura rien d'autre le Jour de la Résurrection que l'Enfer qui sera sa demeure assignée et quel mauvais refuge ! Allah (U) a révélé :

« Ceux qui démentent nos versets et les dénigrent, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes et ils n'entreront pas au Paradis avant qu'un chameau n'entre dans le chas d'une aiguille. C'est ainsi que nous traitons les criminels. La géhenne leur est un lit et le châtiment les recouvre. C'est ainsi que nous traitons les injustes. Quant aux croyants ayant accompli les bonnes ½uvres, Nous n'imposons pas à une âme au-dessus de ses forces. Ceux-là sont les hôtes du Paradis où ils demeurent éternellement. Nous avons retiré toute ranc½ur de leurs poitrines, et en dessous d'eux coulent des ruisseaux. Ils disent : Louange à Allah qui nous y a guidés, nous n'aurions pu le faire si Allah ne nous y avait guidés. Les Messagers de Notre Seigneur nous sont venus porteurs de la vérité. Et on leur proclamera : Voici le Paradis qui vous a été donné en héritage en récompense de ce que vous avez ½uvré. »[8]


Le Paradis est, donc, la demeure des gens de la foi obéissant au Tout Miséricordieux. Les autres catégories d'individus, qu'ils soient athées en ne croyant pas en Allah, mécréants pour avoir démenti Allah et Son Messager, polythéistes en adorant autre que Lui, ou hypocrites en exhibant la foi mais dissimulant leur mécréance, tous sont les combustibles de la Géhenne et les aliments du feu. Allah leur assignera cette demeure pour les siècles des siècles. Personne ne pourra les sauver. Ils ne seront ni soulagés par la mort, ni soulagés du châtiment qui ne fera qu'augmenter. Allah (U) a dit : « Gouttez donc ! Nous n'augmenterons pour vous que le châtiment. »[9]


Les gens de la foi, eux, seront heureux au Paradis et profiteront de ses délices. Ils y auront tout ce que désire une âme et qui fait plaisir à voir, ils y demeureront éternellement. Dès lors, on comprend mieux l'importance et la prépondérance de la foi, qui est l'ambition la plus illustre, le but le plus noble et la visée la plus digne. Celle-ci procure à l'individu le bonheur sur terre et dans l'autre monde et permet de concrétiser la plus essentielle et la plus noble des ambitions. Elle permet de gagner le Paradis et ses délices, tout en se préservant du Feu et de la colère du Majestueux. Elle est à l'origine de la satisfaction du Seigneur tout en étant assuré de ne jamais encourir le courroux divin. Enfin, son auteur pourra jouir de la vision de Son noble Visage sans subir aucun préjudice, ni épreuve ténébreux. Les bons fruits et les effets bénis que celle-ci produit à son auteur ne se comptent pas et leur nombre n'a aucune limite.


En bref, le bien absolu est issu de la foi et fait partie de ses effets. A l'inverse, tout le mal, la perte et la ruine sont le résultat de son absence ou de son insuffisance. Or, la foi atteint sa plénitude si son auteur se plie aux obligations et s'éloigne des interdictions. Dans ces conditions, elle l'empêche de goûter à l'Enfer pour le faire entrer au Paradis sans avoir à donner de compte et sans châtiment. Si elle venait à être défaillante du fait que son auteur néglige une obligation ou commette une interdiction, elle l'empêchera malgré tout de s'éterniser dans le feu comme le révèlent les nombreux textes prophétiques disant que nul ne restera dans l'Enfer éternel si son c½ur décèle ne serait-ce une foi infime.[10]


Après s'être purifié en Enfer des souillures de ses péchés et des salissures de ses fautes, son séjour sera le Paradis. Le rang des hommes dans l'au-delà est fonction de leur degré de foi et de ses variations ou si la foi est effective ou non. La réussite est entre les Mains d'Allah Seul et les faveurs Lui reviennent entièrement (U) : « Allah vous fait plutôt la faveur de vous avoir guidés si vous êtes vraiment sincères. »[11] C'est pourquoi, lorsque les gens de la foi seront introduits au Paradis pour entrer dans leurs demeures, ils reconnaîtront instantanément les faveurs d'Allah à leur égard et Sa Grâce : « Louange à Allah qui nous y a guidés, nous n'aurions pu le faire si Allah ne nous y avait guidés. Les Messagers de Notre Seigneur nous sont venus porteurs de la vérité. Et on leur proclamera : Voici le Paradis qui vous a été donné en héritage en récompense de ce que vous avez ½uvré. »[12]


Allah (y) réunit dans ce verset l'annonce de leur reconnaissance envers Lui, leurs remerciements et leurs éloges à Son égard pour les avoir comblés de bienfaits. En effet, Il leur a permis d'atteindre ces degrés sans oublier d'évoquer la cause de cette faveur qui s'incarne dans la foi et les actes. Nous implorons Allah de nous faire don par Sa faveur d'une foi sincère, de nous parer de la foi, et de faire de nous des guides et des exemples à suivre.

[1] Mousned Ahmed (415/3) et (335/4) ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l'a authentifié dans Irwa el Ghalil (129/4).

[2] Idem.

[3] Idem.

[4] L'Authentique de Mouslim (1142).

[5] Mousned Ahmed (299/2) et Sounan E-Nassaï (2996) ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l'a authentifié dans Sahih Sounan e-Nasaï (2/329).

[6] L'Authentique de Mouslim (114), selon 'Omar ibn el Khattab - qu'Allah l'agrée-.

[7] Rapporté par el Boukhari (6606) et Mouslim (111), d'après Abou Houraïra - qu'Allah l'agrée -.

[8] El A'raf ; 40-43

[9] La nouvelle ; 30. Sheïkh 'Abd e-Rahmane ibn Sa'di a précisé dans son exégèse : « Ce Verset est le plus sévère concernant l'ampleur du châtiment des gens du Feu. Qu'Allah nous en préserve ! »

[10] Selon Anas (t), le Prophète (r) a dit : « Sortira du feu quiconque atteste qu'il n'y a pas de divinité (digne d'être adorée) en dehors d'Allah et dont le c½ur recèle le poids d'un grain d'orge de foi. Sortira du feu quiconque atteste qu'il n'y a pas de divinité (digne d'être adorée) en dehors d'Allah et dont le c½ur recèle le poids d'un grain de blé de foi. Sortira du feu quiconque atteste qu'il n'y a pas de divinité (digne d'être adorée) en dehors d'Allah et dont le c½ur recèle la foi la plus infime. » Rapporté par el Boukhari (44) et Mouslim [(193)- 325].

[11] Les appartements ; 17

[12] El A'raf ; 43
# Posté le dimanche 02 décembre 2007 11:37
Modifié le vendredi 28 décembre 2007 08:59

Comment se convertir à l'islam...

 Comment se convertir à l’islam…
Au nom d'Allah, l'Infiniment miséricordieux, le Très Miséricordieux



J'aimerais me convertir à l'islam...



Bonjour. Je suis sur le point de me convertir à l'islam. J'aimerais savoir que doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l'islam et pour que cela soit valable. J'aimerais aussi savoir si je dois me faire circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j'ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais pas grand-chose de l'islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m'en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l'islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d'être jugé par les musulmans et musulmanes.







L'islam n'est pas « la religion des Arabes »


Réponse :



Avant de répondre à vos questions, je voudrais rappeler quelques points essentiels : L'islam n'est pas « la religion des Arabes ». L'islam est un message universel d'amour et de paix, une conception de l'univers et de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec ce que Dieu agrée (sens de « soumission », en arabe : « islam »), un ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auquel n'importe quel être humain peut adhérer.


Que l'on soit typé comme un Oriental ou comme un africain à la peau sombre, que l'on soit blond aux yeux bleus ou jaune aux cheveux noir de jais... Que l'on soit un bédouin du désert ou un cadre informatique travaillant dans un gratte-ciel, que l'on soit navigateur voguant sur les eaux bleues ou ouvrier gagnant sa vie à la sueur de son front et à la force de ses bras... que l'on soit d'Orient ou d'Occident... Que l'on soit né dans une famille musulmane ou que l'on choisisse de se convertir à l'islam par conviction profonde et intime, après avoir été adepte d'une autre religion ou après avoir été athée... Que l'on soit homme ou femme... Que l'on soit âgé ou jeune... L'islam accueille toutes celles et tous ceux qui choisissent de plein gré d'adhérer à son message. Et tous ces gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et ceux qui l'étaient déjà avant eux.



Dieu U dit :



)يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَأُنْثَى وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ(


( Ô les hommes, nous vous avons créés à partir d'un seul homme et d'une seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d'entre vous. Dieu est omniscient, Grand Connaisseur. ) (Les appartements/13).



Et il dit U :



)وَمِنْ آَيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ وَمِنْ آَيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِلْعَالِمِينَ (



( Et parmi Ses Signes : Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes se dispersant [dans le monde]. Et parmi Ses Signes : Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses pour que vous viviez la tranquillité auprès d'elles et il a mis entre vous de l'amour et de la tendresse. Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes : la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent. ) (Les romains/20-22).


Aucune contrainte ne peut être exercée sur qui que ce soit pour le convertir à l'islam. Le Coran est clair :





)لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ(



(Pas de contrainte en religion : la vérité s'est distinguée de l'erreur. )

(La Génisse/256).



Au niveau de la croyance et des grands principes (Al-Oussoul c.-à-d. les fondements de la religion reconnus par nos pieux prédécesseurs), il n'y a pas de différences dans l'application des règles de l'islam par rapport à l'environnement dans lequel vivent les musulmans. En revanche, pour ce qui ne relève pas de ces choses-là, une adaptation de certaines règles par rapport au contexte ('ourf) est possible.



La conversion d'une femme ou d'un homme à l'islam

Il s'agirait plutôt d'une « reconversion à l'islam », puisque, comme l'a dit le Prophète (sur lui la paix), chacun et chacune naissent en étant prédisposés (fitra) à l'aspiration et à la soumission à Dieu, ce qui est le sens du mot « islam ».


En islam, étant donné qu'il n'y a pas de clergé, il n'y a pas de représentant de Dieu sur terre au sens clérical du terme. En effet, en islam, tous les musulmans sont des représentants de Dieu sur terre sans aucune distinction si ce n'est avec la piété. De même, il n'y a pas de baptême comme c'est le cas dans le catholicisme. Pour se convertir à l'islam, il suffit d'accepter qu'« il n'y a aucune divinité digne d'être adorée en dehors de Dieu et d'accepter que Muhammad (sur lui la paix) est le dernier Messager de Dieu ». Le mieux est qu'on le fasse devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage.


Il est bon que des musulmanes et musulmans, qui sont présents dans le lieu que l'on habite, sachent que l'on s'est reconverti à l'islam. Cela parce que les musulmans forment une grande communauté (qui n'est basée ni sur la race ni sur la couleur de la peau, mais sur l'acceptation d'une même croyance, conception du sens de la vie et sur le partage de valeurs communes), et le Prophète (sur lui la paix) a souvent rappelé qu'il faut rester attaché à la communauté (al-jamâ'ah) (ce d'autant plus qu'il n'y a pas de clergé en islam). Cela est d'ailleurs utile pour maintes occasions : en cas de décès, par exemple, les frères et s½urs pourront prendre les mesures nécessaires pour qu'on soit inhumé aux côtés de ses frères et s½urs musulmans.





Les conditions du témoignage


L'acceptation des deux points mentionnés ci-dessus revient à accepter des choses plus globales, comme :


- vouloir sincèrement adorer Dieu et se soumettre à ce que Dieu veut. Il faut donc adorer Dieu sans rien lui associer et croire que nul ne mérite d'être adoré si ce n'est Dieu seul. Il faut mettre en application ses ordres et ses prescriptions selon ses possibilités.


- croire comme véridiques toutes les paroles de Dieu (le Coran) et tout ce que Muhammad, Son dernier Messager, a montré comme voie (ses actes, ses paroles et approbations). Ce dernier témoignage implique de croire qu'il n'y a aucune personne sur terre qui mérité d'être suivie si ce n'est le Prophète (sur la paix). Nous disons bien « suivie » et non « adorée », car l'adoration n'est vouée qu'à Dieu seul, mais il faut l'adorer comme l'a adoré notre Prophète sans rien ajouter quoi que ce soit à sa législation ou en soustraire quoi que ce soit. C'est cela le réel suivi du Prophète (sur lui la paix).


« Croire en quelque chose », ce n'est pas seulement « savoir l'existence de cette chose », c'est « savoir et accepter de tout son c½ur, sans retenue, l'existence de cette chose » et mettre en application ce que ce témoignage implique.


Celui ou celle qui se convertit doit le faire sincèrement pour Dieu et non pas pour rechercher un avantage matériel ou social (quel qu'il soit). Les musulmans et musulmanes n'ont aucune possibilité ni aucun droit de dire d'une personne qu'elle s'est convertie pour obtenir un avantage social. Mais Dieu, lui, sait ce que recèlent les c½urs et il demandera des comptes à chacun et à chacune le jour du jugement.



Dieu dit (selon Abraham) :





)وَلا تُخْزِنِي يَوْمَ يُبْعَثُونَ# يَوْمَ لا يَنْفَعُ مَالٌ وَلا بَنُونَ# إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ(



(Et ne me couvre pas d'ignominie le jour où l'on sera ressuscité # le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité # sauf celui qui se présente à Dieu avec un c½ur sain. ) (Les Poètes/87-89)





L'attestation que « Nulle divinité ne mérite d'être adorée sauf Dieu » et que « Muhammad est le Messager de Dieu », en expliquant sa signification et en montrant les conditions de cette attestation.



Son sens est le suivant :



« Nulle divinité ne mérite d'être adorée... » signifie : renier tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.

« ...Sauf Dieu » signifie : affirmer que l'adoration est réservée à Dieu, sans aucun associé.



Quant aux conditions de cette attestation, elles sont au nombre de huit :



1. La connaissance (de son sens) qui s'oppose à l'ignorance.

2. La certitude qui s'oppose au doute.

3. L'exclusivité du culte (la sincérité) qui s'oppose au polythéisme.

4. La véracité qui s'oppose au mensonge.

5. L'amour qui s'oppose à la haine.

6. La soumission qui s'oppose au délaissement.

7. L'acceptation qui s'oppose au rejet.

8. Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.





Certains ont rassemblé ces conditions sous forme de vers :





عِلمٌ يَقِينٌ إخْلاَصٌ و صِدْقُكَ مَعْ

مَحَـبَّةٍ و انـقِيادٍ و القَبُولِ لَهَا

و زِيدَ ثَامِنُهَا الكُفْرَانُ مِنْكَ بِمَا

سِوَى الإلـَهِ مِنَ الأوْثَانِ قَدْ أُلِّهَا







Savoir avec certitude, sincérité,



Amour, soumission, mais aussi véracité,



L'acceptation, et huitièmement le rejet,



De tout ce qui, en dehors de Dieu, est adoré.









La conversion à l'islam dans les faits


La personne prononce la formule « Je témoigne qu'il n'y a aucune divinité méritant d'être adorée en dehors de Dieu et que Muhammad est le messager de Dieu » (En phonétique : Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi). Le mieux est qu'elle le fasse devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage.

Après cela, on est musulman(e) avec l'aide de Dieu...



L'équipe d'islamhouse vous félicite et vous souhaite tout le bonheur dans cette vie et dans l'au-delà...


Il y a aussi une autre formule que l'on peut également dire et qui est extraite d'une parole du Prophète (sur lui la paix) : « Je crois en Dieu, en l'existence des anges, en les Livres de Dieu, en Ses messagers, au Jour dernier, et au Destin (que le bien et le mal ont été prédestinés par Dieu). »


Il est bon d'informer des musulmans et musulmanes de sa conversion à l'islam. En effet, l'islam est une religion qui appelle à l'union.


À partir de ce moment, on apprendra peu à peu non seulement les actes du culte, mais aussi les règles éthiques, morales et sociales que l'islam offre aux femmes et aux hommes. Cela se fera peu à peu. Il ne faut pas s'angoisser dès le premier instant, et il ne faut surtout pas croire que l'on pourra tout appliquer en peu de temps, mais l'islam est une école de la vie, elle éduque selon chaque possibilité de la personne. La personne prendra soin d'apprendre sa croyance avant toute chose puis les cinq piliers de l'islam et les mettre en pratique.

Le jour où l'on se convertit, il est mieux de prendre un bain complet (dans certains cas cela peut également être obligatoire), et ceci pour se purifier, car l'islam efface tous les péchés commis avant la conversion, c'est une nouvelle naissance en quelque sorte. D'où le fait de se débarrasser de la pilosité qui se trouve sous les aisselles et sur le pubis (comme les musulmans et les musulmanes le font tout au long de leur vie). En effet, se débarrasser de cette pilosité est un acte de propreté en islam et un signe de la saine nature (la fitra).


Certains organismes et instituts délivrent des « certificats d'appartenance à la religion musulmane », certificats établis devant le témoignage, par la personne, de la formule de foi. Ces certificats ne servent pas à prouver aux yeux des autres musulmans sa conversion à l'islam, mais seulement à l'accomplissement du pèlerinage à La Mecque (les autorités saoudiennes demandant souvent, pour des raisons évidentes d'administration, ce genre de certificats). Donc, il serait utile de se le procurer. En France, les grandes mosquées, comme celle de Paris le délivrent.






L'homme qui se convertit à l'islam doit-il se faire circoncire ?



Ce qui est certain, c'est que la validité de la conversion ne repose pas sur la circoncision : même au cas où quelqu'un se serait converti, mais ne se serait ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en-soi valable. La seule question qui se pose est de savoir si se faire circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s'être fait circoncire après s'être converti constitue donc un péché ou pas. D'après les savants Ash-Shâfi'î et Ahmad, la circoncision est effectivement obligatoire, tandis que le savant Abû Hanîfa la recommande fortement (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p. 2752). Le savant Ash-Shawkânî a donné préférence à l'avis disant que ce n'est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Il y a certes un hadith du Prophète (sur lui la paix) où il a dit :



« Celui qui se convertit, qu'il se fasse circoncire »,



Mais Ash-Shawkânî a démontré qu'aucun hadith indiquant le caractère obligatoire de la circoncision n'est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Même ceux des savants qui pensent que c'est obligatoire disent qu'au cas où, à cause de l'âge, il ne serait pas bon pour quelqu'un de se faire circoncire (selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat'h ul-bârî, tome 10 p. 419).





Soyez serein !



1- Il est vrai que l'islam dit que chaque musulman et musulmane qui assiste à un acte répréhensible, doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Mais le Prophète (sur lui la paix) a aussi enseigné la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se convertir à l'islam. Le Prophète (sur lui la paix) avait envoyé Mou'âdh au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et des interdictions de l'islam étaient déjà révélées. Or, il lui avait bien recommandé d'être progressif lorsqu'il informerait ceux qui se convertiraient à l'islam des obligations leur incombant :



« Tu vas te rendre auprès d'un peuple de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l'adoration de Dieu. Lorsqu'ils connaîtront cette adoration de Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Et lorsqu'ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres... » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).



Les musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du Prophète (sur lui la paix) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est fondamental/obligatoire, comme ce qui est secondaire/purement facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir.


2- Et s'il s'agit de quelque chose de nécessaire qu'il faut rappeler, les musulmans et musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (sur lui la paix) a enseigné dans ce cas la douceur. Surtout vis-à-vis de celui ou celle qui vient d'embrasser l'islam et qui ne sait pas grand-chose de ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension.


Justement, Mou'âwiya ibn al-Hakam raconte ainsi une expérience vécue auprès du Prophète (sur lui la paix) alors qu'il s'était converti récemment :



« Pendant que j'accomplissais la prière sous la direction du Prophète, quelqu'un éternua. Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [Formule que l'on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : « Eh bien, qu'avez-vous à me regarder ainsi ? » Ils se mirent alors à tapoter de leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu'ils me demandaient ainsi d'observer le silence, je me tus. Lorsque le Prophète termina sa prière... Mes parents peuvent être témoins du fait que je n'ai jamais vu quelqu'un, ni avant lui ni après lui, enseigner d'une meilleure façon que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me dit rien de mal. Il me dit :



« En prière, il ne convient pas qu'il y ait quelque chose relevant des paroles des gens. Cette prière n'est que proclamation de la pureté de Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran. »



Je lui dis : « Ô Messager de Dieu, il n'y a pas longtemps que j'ai quitté l'état de non-croyance, et Dieu nous a offert l'islam récemment. Mais il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès des devins. » Il me répondit :



« Eh bien, ne te rends pas auprès d'eux »... »

(Rapporté par Mouslim, nº 537).





Un autre compagnon du Prophète (sur lui la paix) raconte :



« Nous étions en train de parler de quelque chose. Il n'y avait pas longtemps que je m'étais converti à l'islam, et je dis [par habitude, pour appuyer mon propos] : « Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ [deux idoles de l'Arabie préislamique] ». Les autres compagnons du Prophète présents me dirent : « Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es peut-être devenu incroyant. » Je me rendis auprès du Prophète et lui racontai ce qui s'était passé. Il me dit : « Dis trois fois : « Il n'y a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est unique et n'a pas d'associé », demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon, souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela. » (Rapporté par An-Nassaï, nº 3776).



Le Prophète (sur lui la paix) avait compris qu'il n'avait pas fait ce serment par apostasie, mais simplement parce qu'il avait encore l'habitude de le dire et ce serment était encore ancré en lui.


C'est à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d'après le savant Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sur lui la paix): « Celui qui fait un serment et a dit : 'Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ', qu'il dise (aussitôt) : 'Il n'y a aucune divinité en dehors de Dieu ». Et celui qui a dit : « Viens jouer à un jeu de hasard », qu'il donne une aumône. » (rapporté par Al-Boukhârî, nº 4579, et par Mouslim, nº 1647).



Les Arabes d'avant l'islam étaient friands des jeux de hasard avec mise d'argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe, sans réfléchir, à un ami : « Viens jouer à un jeu de hasard », il devra être conseillé avec douceur pour qu'il se repente et il donnera lui-même une aumône à un pauvre pour prendre de bons réflexes et de bonnes habitudes.



3- Enfin, il faut savoir qu'en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Dieu dit :



)وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنِينَ(

( Et rappel, car le rappel profite aux croyants.)

(Qui éparpillent/55)



Le Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les pays du monde, des juges existent dans des tribunaux qui rendent des jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays. Mais ce n'est pas de ce jugement-là que nous parlons. Nous parlons du jugement qui consisterait à dire : « Toi tu iras au paradis ou toi tu iras en enfer ou Dieu ne te pardonnera jamais, etc. Mais ceci n'incombe pas au musulman, car ce genre de jugement est réservé à Dieu seul.



# Posté le dimanche 02 décembre 2007 11:38
Modifié le vendredi 28 décembre 2007 09:01

A la recherche de la vérité

A la recherche de la vérité
À la recherche de la vérité

Salman et sa conversion
à l'Islam


L
ouange à Allah. Nous Le louons, nous implorons Son aide et nous demandons Son pardon. Nous cherchons protection auprès d'Allah contre notre propre mal et contre nos mauvaises actions. Quiconque Allah guide, nul ne peut l'égarer, et quiconque Il égare, nul ne peut le guider. J'atteste que rien ne mérite d'être adoré à part Allah, Seul et sans associé, et que Mohammed est Son serviteur et Messager.

De nos jours, beaucoup de gens font preuve de curiosité au sujet de l'Islam, mais leurs connaissances varient sensiblement. Leur savoir en matière d'Islam peut provenir d'un article, d'un livre ou d'un texte religieux étudié à l'école. Certains ont eu l'occasion de rencontrer des musulmans, de passer près d'une mosquée, de regarder un documentaire ou un journal télévisé consacré à l'Islam, ou encore de voyager dans un pays musulman. Pour certains, l'Islam n'est qu'une religion parmi tant d'autres, mais pour un grand nombre d'entre eux, l'Islam fait désormais l'objet d'un intérêt tout particulier. A travers ce livre, je m'adresse à ceux qui ne trouvent pas de réponse à leurs nombreuses questions personnelles : « Qui suis-je ? Quel est le véritable Dieu ? Quelle est la voie du salut ? Est-ce l'Islam ? Qu'est-ce que ma conversion à l'islam signifie pour moi, pour mes proches et pour la société dans laquelle je vis ? »

Aujourd'hui de plus en plus de gens ont pris conscience que les progrès d'ordre matériel et profane de notre société ont créé une sorte de vide spirituel qui, par ailleurs, a provoqué un certain nombre de problèmes socio-économiques, politiques, ou encore psychologiques. C'est pour cette raison que ceux qui auparavant s'écriaient : « Laissez-nous vivre et nous amuser ! » ou encore, « Nous ne voulons pas entendre parler de Dieu ! » Ces personnes-là sont désormais à la recherche de la vérité. Ils soulèvent les mêmes questions que nous venons juste de soulever, car la nature humaine fait instinctivement la différence entre le bien et le mal ou la vérité et le mensonge. Cette même nature humaine n'est pas à l'aise quand les attributs divins sont dégradés ou lorsque des qualités humaines lui sont attribuées. Elle reconnaît qu'il ne peut y avoir qu'un seul et unique véritable Dieu et par conséquent, qu'une seule et unique religion que ce même Dieu accepte. Allah ne demande pas à ses créatures à la fois de l'adorer seul et d'adorer en même temps Jésus  , Bouddha, le feu, la lumière, ou encore Krishna, le soleil, la lune, Rama, Khomeiny, les temples, les prophètes, la croix, un arbre, des saints, des prêtres, des moines ou quoi que ce soit.

Tout, excepté Allah, fait partie de la création. Les créatures sont imparfaites et ont besoin des autres, mais Allah Lui, se suffit à lui-même. Il est le Premier et rien n'a pu exister avant Lui. Il est aussi le Dernier et rien ne peut exister après Lui, et c'est vers Lui que nous allons finalement retourner. Il n'engendre pas et n'a pas non plus été engendré. Personne ne lui a attribué son nom. Il s'est Lui-même appelé Allah. Le mot Allah signifie : l'unique et véritable divinité qui seule mérite d'être adorée. Allah n'est pas un dieu « nationaliste » ou « tribal », Il est le Créateur de toute chose et mérite donc que nous nous soumettions à Lui, et à Lui seul. Il a appelé cette forme de soumission : « Islam ».

Dès que l'homme se mit à adorer les créatures d'Allah, animées ou inanimées, la confusion s'installa. A travers la dernière révélation divine à l'homme, le Coran, Allah explique de façon très claire le but pour lequel l'homme est présent sur terre. Que ce soit en public ou en privé, l'homme doit se comporter conformément aux règles divines. Il s'agit là de ce que l'on appelle « l'adoration » dans l'Islam. C'est précisément la raison pour laquelle nous avons tous été créés. Il existe des gens qui acceptent Allah comme étant le seul et unique vrai Dieu qui mérite d'être adoré, mais qui ne vivent pas conformément aux commandements divins. Par leurs actes, ils se sont écartés de l'Islam et ne sont pas un critère de jugement de cette religion. L'Islam est une religion parfaite, mais les hommes ne le sont pas. Notre devoir est donc de se renseigner au sujet de l'Islam.
Ce livre a pour but d'inciter les gens à rechercher leur salut en se penchant de très près sur l'histoire d'un homme et de sa longue quête :
« Salman Al Fârissi » (Salman le Perse).

Pour quelle raison devrions-nous rechercher notre salut ? N'avons-nous rien à apprendre ? Lorsque que nous prenons conscience que nous ne possédons même pas l'air que nous respirons, que nous avons bel et bien été créés et que nous ne nous sommes pas créés nous-mêmes, il est tout naturel de vouloir en savoir plus sur Dieu (Allah). C'est Lui qui nous a créés, nous a donnés vie et vers qui, un jour, nous allons retourner. Ce jour-là sera soit un jour de bonheur éternel, soit un jour de tourment éternel.

L'histoire de Salman

Au commencement...

Personne n'est mieux placé pour raconter l'histoire de Salman que Salman (qu'Allah l'agrée) lui-même. Il l'a racontée à un des compagnons et très proche parent du prophète Mohammed  , Abdullah ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée), qui à son tour, la raconta à d'autres. Il raconte que Salman lui dit :

Perse originaire de la région d'Ispahan , j'habitais un village appelé Jayi. Mon père en était le chef et il m'aimait plus que toute autre créature d'Allah. Son amour pour moi était tel, qu'il me faisait confiance pour surveiller le feu qu'il allumait et ne laissait jamais s'éteindre.

Ceci est un exemple de bon comportement d'un fils envers son père. Dans son histoire, Salman utilise le bon terme pour désigner le véritable Dieu, Allah. Le nom Allah est le même que celui utilisé par tous les prophètes et messagers. Tout comme en araméen, la langue de notre bien-aimé prophète Jésus , le mot pour désigner Dieu a le même sens qu'en arabe.


Une autre religion ?


Mon père était propriétaire d'une grande parcelle de terres fertiles. Un jour, alors qu'il était occupé avec ses travaux de construction, il me demanda d'aller y accomplir un certain nombre de tâches dont il avait à c½ur. Sur le chemin, il y avait une église chrétienne dans laquelle on pouvait entendre des gens prier. Je n'avais aucune idée de la façon dont les gens vivaient dans le monde extérieur puisque mon père m'enfermait à la maison ! En rencontrant ces gens (dans l'église) et en entendant leur voix, je décidai d'entrer à l'intérieur pour voir ce qu'ils y faisaient.



Intérêt suscité...


En les observant, leurs prières me plurent et suscitèrent en moi un intérêt pour leur religion.

- Je le jure par Allah ! Cette religion est meilleure que la nôtre, pensai-je.

Salman resta ouvert d'esprit sans jamais imiter aveuglément.

Je ne les quittai qu'au coucher du soleil sans même aller aux terres de mon père.

Salman se donna le temps d'observer cette religion qu'il crut, à ce moment-là, être la bonne religion. La perspicacité, ainsi que la bonté de c½ur et la patience sont des vertus essentielles afin de se libérer de l'emprisonnement d'une pensée telle que : « D'accord, j'essaierai de me renseigner, mais je suis trop occupé pour le moment », etc. La mort peut frapper à la porte plus tôt que l'on pense.

Je demandai donc (aux personnes présentes dans l'église) :
- D'où provient cette religion ?

Se renseigner sur « l'origine » d'une religion guide les personnes qui sont à la recherche de celle qui est vraie. « L'origine » et « l'essence » sont des termes fondamentaux qui aident tout au long de cette recherche. Quelle est « l'origine » ou « l'essence » de l'Islam ? L'Islam vient d'Allah, le Créateur et le véritable Dieu. L'essence de cette religion est la soumission à Lui  .

Ils me dirent que cette religion venait du Sham . De retour chez mon père, qui avait envoyé quelqu'un à ma recherche, car il était inquiet, il me dit :
- Mon fils ! Où étais-tu ? Ne t'avais-je pas confié une tâche ?
- Père, j'ai rencontré des gens qui priaient dans une église, leur religion me plut et je te le jure par Allah, je suis resté en leur compagnie jusqu'au coucher du soleil.

Ceci est une grande preuve d'honnêteté de la part de quelqu'un qui connaît bien les responsabilités religieuses de son père. C'est de cette franchise là dont on doit s'armer lorsqu'on est à la recherche de la vérité.



Le désaccord


Mon père me dit alors :
- Mon fils ! Il n'y a aucun bienfait dans cette religion. La religion de tes ancêtres est bien meilleure.

Il s'agit là d'un thème récurrent : le fait de suivre les autres aveuglément en matière de religion. Cela nous rappelle les paroles d'Allah :



« Et les mécréants dirent : « Ne prêtez pas l'oreille à ce Coran, et causez du tumulte durant sa récitation afin d'avoir le dessus . »


« Mais ils dirent plutôt : « Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs traces . »


« Nous suivons plutôt ce que faisaient nos ancêtres .»


« Jamais nous n'avons entendu de telle chose chez nos ancêtres . »

Les personnes ayant quitté leur religion pour se convertir à l'Islam vous diront que les arguments qu'ils ont entendus sont les mêmes que ceux des mécréants qu'Allah a cités dans le Coran. Des arguments du type : « Renoncerais-tu à la religion de tes parents et de tes ancêtres ? » Pire encore, il arrive que la famille et les proches s'opposent à la conversion. L'ampleur de cette opposition va de menaces de mort à la séparation pure et simple. En règle générale, c'est ce qui arrive, mais il est vrai qu'il existe des cas de moindre opposition voire de neutralité.

- Je te le jure par Allah, cette religion est meilleure que la nôtre, lui dis-je.

Salman aimait son père, mais il refusa de le flatter dans le but de transiger sur ce qu'il croyait à ce moment être la vérité. Quelle fut la réaction de son père ?

Il se mit à proférer des menaces, puis il m'enferma dans sa maison, les chaînes aux pieds.

Un père torturerait-il le fils qu'il aime afin de l'empêcher de rechercher la vérité ? Beaucoup de prophètes furent accusés ou maltraités par des membres de leur propre famille pour avoir agi contre « les traditions ». Salman s'arrêta-t-il là ?


Salman s'échappe...


J'envoyai un message aux chrétiens leur demandant de m'avertir de l'arrivée de la prochaine caravane chrétienne en provenance du Sham. Je fus mis au courant de l'arrivée d'une caravane de commerçants chrétiens. Je demandai donc qu'on me prévienne dès que les caravaniers en avaient terminé avec leurs affaires et qu'ils avaient décidé de retourner dans leur pays. Une fois informé du départ des chrétiens pour le Sham, je réussis à me débarrasser des chaînes qui me liaient les pieds et restai en compagnie des caravaniers jusqu'à notre arrivée.

Salman refusa d'obéir aux ordres injustes de son père et poursuivit ses efforts dans le but de connaître la vérité. Il finit par comprendre la vérité au sujet du créateur : Allah.


« Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. »

Salman prit la décision de partir à la recherche de la vérité, malgré le fait qu'il avait pour destination un endroit lointain et inconnu. Allah, exalté et glorifié soit-il, connaissant l'honnêteté de Salman, l'aida et lui facilita la tâche afin de trouver un moyen de se rendre au Sham.


En compagnie du prêtre...


Dès mon arrivée au Sham je demandai :
- Qui est le plus savant parmi les adeptes de votre religion ?

Salman était à la recherche de la vérité parfaite, il voulait donc rencontrer la personne la plus pieuse parmi les gens du Sham. Pourquoi donc ? Certains recherchent la meilleure des épouses, d'autres veulent la meilleure des nourritures ou encore les meilleurs vêtements. Salman quant à lui, était à la recherche de la personne la plus pieuse.

- Le prêtre se trouve dans l'église, me dirent-ils. J'allai donc le voir et lui dis :
- Cette religion me plaît et je voudrai tant rester à vos côtés et être à votre service dans cette église. Je pourrai apprendre et prier en votre compagnie.

Dès le début, Salman comprit que le savoir ne pouvait être acquis qu'auprès des savants. En échange, il était prêt à devenir le serviteur du prêtre. En s'armant de modestie, ceux qui sont à la recherche de la vérité, s'en approcheront de plus en plus. En l'absence de modestie, par contre, l'arrogance prend le dessus et conduit les gens à s'écarter des signes de la vérité, ce qui les mène vers leur propre destruction.


« Ils les nièrent injustement et orgueilleusement, tandis qu'intérieurement, ils y croyaient avec certitude. »

La richesse, le statut social ou d'autres éléments d'ordre matériel ne doivent jamais faire obstacle à ceux qui sont à la recherche de la vérité. L'issue de cette recherche va quant à elle, déterminer leur avenir. Toutes ces choses-là sont amenées à disparaître, et chacun d'entre nous se retrouvera dans sa tombe avec rien de plus que ses bonnes ½uvres ; les bonnes ½uvres du c½ur (la foi) et celles de la langue et du corps qui sont l'expression des ½uvres du c½ur. Suis-je soumis à mon créateur ? Est-ce que je vis suivant ses obligations prescrites par le Coran et selon les enseignements de Mohammed , le dernier des messagers ? C'est la seule chose qui nous sera utile le jour du jugement dernier.


« Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah avec un c½ur sain. »

- Tu peux entrer et rester en ma compagnie, me dit-il. Je me joignis donc à lui.

Après quelque temps, Salman découvrit quelque chose au sujet du prêtre. C'était en fait un homme mauvais qui ordonnait et incitait les gens à faire la charité dans le seul but de se l'accaparer. Il ne reversait rien aux pauvres et finit par rassembler sept jarres remplies d'or et d'argent !

Ceci est la preuve qu'il existera toujours et partout des personnes mauvaises et malhonnêtes ; les hypocrites et ceux qui font preuve de bassesse. Salman s'arrêta-t-il à cet homme malhonnête ? Bien au contraire, il franchit une autre étape dans sa recherche, sans jamais se détourner de son objectif : découvrir la vérité.

Je le détestai pour tout ce qu'il avait fait.

Il est évident que sa haine pour le prêtre ne l'arrêta pas dans sa recherche. Connaissant son désir sincère pour la vérité, Allah, exalté et glorifié soit-il, le guida.

A la mort du prêtre, les chrétiens se rassemblèrent pour l'enterrer. Je leur racontai que c'était un homme mauvais qui ordonnait et incitait les gens à faire la charité dans le seul but de se l'accaparer, et qu'il ne reversait rien aux pauvres. Ils me dirent :

- Comment es-tu au courant d'une telle chose ?
- Je peux vous montrer son trésor, leur répondis-je.
- Montre-le-nous, me dirent-ils.
Je leur montrai l'endroit (où le prêtre avait caché son trésor) et ils y trouvèrent sept jarres remplies d'or et d'argent. A la vue d'une telle chose, ils s'écrièrent :
- Par Allah ! Nous ne l'enterrerons pas. » Ils le crucifièrent et le lapidèrent.



Salman, avide de piété et de savoir


Ce prêtre fût remplacé par un autre. Jamais je n'avais vu quelqu'un qui priait les cinq prières quotidiennes aussi bien que lui. Personne n'était plus détaché des choses de ce monde et aussi attaché à l'au-delà. Nul n'était plus assidu que lui, de jour comme de nuit. Jamais je n'ai aimé quelqu'un autant que lui auparavant.

Dans l'Islam, il y a cinq prières obligatoires. Allah a enseigné au prophète la façon de les accomplir ainsi que ses horaires. Elles n'ont rien de prières imaginées ou pratiquées par des gens quelconques. Elles constituent le fondement de la religion musulmane. En priant de la même façon que le prophète, on se purifie des péchés et des mauvaises actions que l'on peut commettre chaque jour.

Je restai quelque temps en sa compagnie et à l'approche de sa mort, je lui demandai :

- Je suis resté avec toi et je t'ai aimé plus que tout et comme tu le vois, Allah a voulu que ton heure soit proche. Vers qui me conseilles-tu donc de me rendre ? Et que m'ordonnes-tu de faire ?

Salman se demandait déjà avec qui allait-il rester à la mort du prêtre. Une fois de plus, il se mit à la recherche de gens pieux et savants. Son empressement, ainsi que son désir de vérité étaient inébranlables.

Le prêtre me dit alors :

- Je te le jure par Allah ! Les gens courent à leur perte. Ils ont changé et altéré la religion qu'ils pratiquent. Je ne connais personne qui suive la même religion que moi, mis à part un homme (nommé untel) à Mossoul , va donc à sa rencontre.

A la mort du prêtre, je me rendis à Mossoul à la rencontre de cet homme et lui dis :

- Juste avant sa mort, le prêtre untel m'a conseillé de rester en ta compagnie. Il m'a aussi dit que tu suivais la même religion que lui.

Il accepta que je reste à ses côtés. Je restai donc avec lui et en effet, je vis en lui le meilleur des adeptes de la religion de son compagnon.

Peu de temps après, à l'approche de sa mort, Salman lui demanda les mêmes choses qu'au prêtre précédent. Il lui répondit :

- Je te le jure par Allah ! Je ne connais aucun adepte de notre religion à part un homme à Nassibine , il s'appelle untel. Va donc le trouver.

Après sa mort, je pris la route pour Nassibine.

Salman trouva cet homme et resta quelque temps en sa compagnie jusqu'à ce que sa mort approche. A l'approche de sa mort, Salman lui demanda les mêmes conseils qu'au prêtre précédent : vers qui se rendre et où aller ? Le prêtre lui recommanda de se rendre à 'Amouria où se trouvait un homme qui suivait la même religion que les autres prêtres. A la mort de son compagnon, Salman se rendit donc à 'Amouria où il rencontra le prêtre en question. Il y travailla et finit par gagner quelques vaches et un mouton.

Gagner sa vie de façon licite est une chose très importante pour le croyant. Bien entendu, l'argent a une très grande influence. Certains vendent leurs principes et leur personne pour un vil prix, d'autres deviennent hypocrites pour le seul but d'acquérir de l'argent, tandis que d'autres défendent la vérité sans se soucier de ce qu'ils pourraient perdre. Ceux-ci obtiennent la paix du c½ur et de l'esprit.


Les signes de la prophétie

A l'approche de la mort du prêtre de 'Amouria, Salman demanda une fois de plus les mêmes conseils, mais cette fois le prêtre lui répondit différemment :

- Mon fils, je ne connais aucun autre adepte de notre religion, mais un prophète doit faire son apparition de ton vivant ; il suit la même religion qu'Abraham.

Ce prêtre connaissait le chemin suivi par Abraham : le monothéisme ou l'adoration d'Allah seul. Il savait bien ce qu'Abraham avait recommandé à ses enfants :

« Et c'est ce qu'Abraham recommanda à ses fils, de même que Jacob : « Ô mes fils ! Allah a choisi pour vous la religion, ne mourez donc que soumis à Allah ! »

Abraham épousa Sarah et Agar. De son union avec Sarah, il eut pour descendance Isaac, Jacob, Joseph, David, Salomon, Moïse et Jésus, que la paix soit sur chacun d'entre eux. De son union avec Agar, proviennent Ismaël et Mohammed . Ismaël grandit à Becca (plus connue sous le nom de La Mecque) en Arabie, et Mohammed  est un de ses descendants.

Le prêtre savait très bien que la religion d'Abraham était la véritable religion à suivre. Il avait sans doute lu la promesse faite par Allah dans la Genèse 21 :18, qu'Il allait élever une nation issue de la lignée d'Ismaël au rang des grandes nations. C'est pour cette raison qu'il recommanda à Salman d'aller à la rencontre de ce prophète, descendant d'Ismaël, qui se soumet à Allah et suit le chemin d'Abraham.



« Seigneur ! Envoie-leur un messager choisi parmi eux, afin qu'il leur récite Tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse et les purifie. Tu es certes le Puissant, le Sage ! »


« Puis Nous t'avons révélé : Suis la religion d'Abraham qui vouait un culte exclusif à Allah et n'était point du nombre des polythéistes . »


« Certes, les hommes les plus en droit de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce prophète-ci, et ceux qui ont cru. Et Allah est l'allié des croyants. »

Le prêtre me décrivit ce prophète :

- Il sera envoyé avec la même religion qu'Abraham. Il viendra d'Arabie et émigrera vers un endroit situé entre deux contrées couvertes de pierres noires où se trouve une palmeraie. Il possède des signes particuliers : il mange la nourriture qui lui a été offerte à moins qu'elle ne soit une charité et le sceau de la prophétie se trouve entre ses épaules. Si tu en as la possibilité, rends-toi dans cette région.

Cet homme savait qu'un prophète parmi les frères des Israélites viendrait d'Arabie. « Je leur susciterai au sein de leurs frères un prophète comme toi , je mettrai mes paroles dans sa bouche , et il leur dira tout ce que je lui commanderai » (Deutéronome 18, 17-18). De toute évidence, ce verset ne fait pas référence à Jésus comme Paul a tenté de l'interpréter (Actes 13 : 22-23). Jésus n'était pas un descendant d'Ismaël et étant lui-même Israélite , il ne pouvait donc pas être parmi « leurs frères ».

Le prêtre avait connaissance des écrits concernant la révélation divine venant de Théman (situé au nord de Médine, en Arabie, selon J. Hastings dans son Dictionnaire de la Bible, Dictionary of the Bible). Il connaissait également « le Saint » venant de Paran . Selon la Genèse, 21 :21, le désert de Paran est l'endroit où s'installa le prophète Ismaël et y eut ses douze enfants, dont Kédar qui fut son fils. Dans Ésaïe 42 :1-13, « l'élu de l'Eternel » est lié aux descendants de Kédar, l'ancêtre du prophète Mohammed.
Quand le prophète Mohammed  appela les Mecquois à se soumettre à Allah, la plupart d'entre eux refusèrent et se mirent à comploter contre lui afin de le tuer. Allah lui ordonna, ainsi qu'à ceux ayant accepté l'Islam comme religion, d'émigrer à Médine. Peu de temps après (une année après l'émigration du prophète à Médine), Badr fut le théâtre d'une guerre entre les païens Mecquois et « une poignée infime d'archers et de guerriers » (Ésaïe 21 :13-17), représentée par Mohammed et ses compagnons. Le prophète et ses compagnons en sortirent victorieux.

Le prêtre savait aussi que Jésus  avait annoncé la venue du Prophète Ahmed  (Mohammed  ) . Allah mentionne dans le Coran la bonne nouvelle qui a été annoncée par Jésus :



« Et quand Jésus fils de Marie dit : Ô Enfants d'Israël ! Je suis vraiment envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». »

À la mort du prêtre, Salman resta à 'Amouria.


À la rencontre du prophète d'Arabie...


Un jour, je croisai des commerçants de la tribu des Kalb et leur demandai :

- Prenez-moi avec vous en Arabie et je vous donnerai en échange mes vaches ainsi que l'unique mouton que je possède.

Ils acceptèrent l'offre de Salman et l'emmenèrent avec lui. Arrivés à Wadi Al Quraa (près de Médine), il fut vendu comme esclave à un Juif. Salman resta avec le Juif et vit les palmiers (ceux dont le prêtre avait parlé).

« J'espérai que c'était le même endroit que mon ami avait décrit », me dis-je.

Un jour, Salman fut vendu au cousin de son maître, un homme de la tribu juive de Médine des Bani Quraidhah.

Il m'emmena avec lui à Médine, et je le jure par Allah, une fois que je vis cette ville, je sus que c'était l'endroit que mon ami avait décrit. Allah envoya son messager (c.-à-d. Mohammed ) et resta à la Mecque un certain temps . Je n'entendis pas parler de lui, car j'étais trop occupé avec mon travail d'esclave. Ensuite, il émigra à Médine. Un jour, j'étais perché en haut d'un palmier afin d'y accomplir une tâche pour mon maître, quand un de ses cousins s'approcha de lui alors qu'il était assis et lui dit :

- Maudite soit la tribu des Bani Qaylah ! Ils se sont réunis à Qouba autour d'un homme qui vient de la Mecque et qui prétend être Prophète !

À l'entendre, je me mis à trembler si fort que je craignis de tomber sur mon maître. Je descendis et lui dis alors :

- Que dis-tu ? Que dis-tu ?

Mon maître se mit en colère et me frappa d'un violent coup de poing en s'écriant :

- Cette affaire te regarde-t-elle ? Continue ton travail !
- Cela ne me regarde en rien, lui répondis-je, je voulais juste m'assurer que ce qu'il dit est vrai.

Ce soir-là, je partis à la rencontre du Messager d'Allah alors qu'il était à Qouba, en emportant avec moi quelque chose que j'avais gardé. Je m'approchai de lui et lui dit :

- On raconte que vous êtes un homme pieux accompagné d'étrangers dans le besoin. Voici quelque chose que j'ai gardé pour en faire charité ; je crois que vous le méritez plus que quiconque.
Je le lui donnai donc, et il dit à ses compagnons :

- Mangez !

Il n'y toucha pas et refusa de manger. Je me dis alors : « En voilà un. » (c.-à-d. un des signes de la prophétie).

À la suite de cette rencontre avec le Prophète , Salman alla de nouveau l'interroger ! Cette fois-ci, il lui apporta quelque chose en cadeau. Il se rendit à Médine et lui dit :

- J'ai vu que vous ne mangiez pas la nourriture offerte en charité ; voilà donc un cadeau avec lequel j'aimerais vous honorer. Le prophète  mangea ainsi que ses compagnons.
- En voilà deux, me dis-je (c.-à-d. deux signes de la prophétie).

Par la suite, Salman se rendit au Baqi' Al Gharqad (un cimetière où sont enterrés plusieurs compagnons du Prophète) alors que le Prophète  assistait aux funérailles d'un de ses compagnons. Ce fut sa troisième rencontre avec lui .

Je saluai le prophète  (du salut de l'Islam : « Que la paix soit sur vous ») puis me tins derrière lui pour essayer d'apercevoir le sceau de la prophétie qui m'avait été décrit par mon ami. En me voyant, il comprit que j'essayai de vérifier quelque chose dont on m'avait parlé. Il se découvrit le dos et laissa apparaître le sceau en question. Je me jetai dessus, en larmes, et me mis à l'embrasser. Le prophète  me demanda de me tourner vers lui et je lui racontai alors mon histoire, tout comme je te la raconte maintenant Ibn Abbas . Mon histoire lui plut tellement qu'il me demanda de la raconter à ses compagnons.


Asservi à Allah seul


Salman continua de raconter son histoire à Ibn Abbas. Etant toujours asservi à son maître, il ne put participer à deux des batailles que le prophète mena contre les païens Mecquois. Un jour, le prophète l'interpella :

- Salman ! Paye ton maître en échange de ton affranchissement.

Salman se mit d'accord avec son maître pour lui payer la somme de quarante onces d'or et lui planter et cultiver trois cents palmiers. Le prophète dit alors à ses compagnons :

- Venez en aide à votre frère !

Ils l'aidèrent à rassembler et à planter les trois cents palmiers. Le prophète demanda à Salman de creuser des trous dans lesquels il planta lui-même de jeunes palmiers.

- Je le jure par celui qui tient mon âme dans sa main (c.-à-d. Allah) qu'aucun palmier ne mourut.

Une fois la tâche des palmiers accomplie, le prophète donna à Salman une quantité d'or de la taille d'un ½uf de poule.

- Prends-le Salman, et paye ton maître ce que tu lui dois, lui dit-il. Salman lui demanda alors :

- Cela suffira-t-il à payer ce que je dois à mon maître ?

Le prophète lui répondit :

- Prends-le donc, et Allah fera en sorte que cela suffise.

Il prit donc l'or, le pesa et il faisait bien quarante onces. Salman s'en acquitta auprès de son maître pour tenir son engagement et fut finalement affranchi. Dès lors, Salman devint un très proche compagnon du prophète .

Abou Hourayrah , un des plus grands compagnons du prophète , raconte : « Alors que nous étions assis en compagnie du messager d'Allah, la sourate Al-Joumou'ah (le Vendredi) fut révélée. Le prophète se mit à réciter :


« (Il l'a envoyé également) vers d'autres peuples qui viendront plus tard. »

Une personne parmi nous interpella le prophète : « Messager d'Allah ! Qui sont ceux qui viendront plus tard ? » Le Messager d'Allah se tut et ne répondit pas, il posa sa main sur Salman et dit : « Je le jure par celui qui tient mon âme dans ses mains ! Même si la foi se trouvait aussi loin qu'Al Thoureyya' , des hommes comme Salman pourraient certainement l'atteindre. (Sounan de Tirmidhi)






L'Islam, la seule issue de cette recherche


Beaucoup de personnes autour de nous sont comme Salman. Ces personnes recherchent la vérité sur le véritable et unique Dieu. L'aventure de Salman est similaire à l'histoire de certaines personnes à notre époque. La recherche entreprise par certains, les mena d'une église à l'autre, de l'église au bouddhisme ou à la passivité, du Judaïsme à la neutralité ou encore d'une religion à des formes de méditations, voire de torture mentale. J'ai eu l'occasion de rencontrer des gens ou d'entendre parler de certains qui passent d'une pensée à une autre, mais qui sont trop effrayés à l'idée même de se renseigner sur l'Islam ! Cependant, en rencontrant des musulmans, ils finirent par devenir un peu plus ouverts d'esprit. L'aventure de Salman est l'histoire d'une longue recherche. En tirant des leçons de son histoire, vous pourrez écourter la vôtre.






Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mohammed et notre dernière invocation est : la louange à Allah, seigneur des mondes...





Fin...

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 16:06
Modifié le vendredi 28 décembre 2007 09:03